mardi 10 octobre 2017

Extase

L’union entre l’humain et le divin, comporte une règle simple pour être réalisée, c’est la pratique du pardon.

Pour supprimer les obstacles de l’existence, le changement d’état de conscience est une solution radicale.


On peut y arriver par la contemplation. C’est cet état d’esprit qui parvient parfois vers 17h, quand la journée de travail se termine et que l’on peut encore agir, mais que l’on se sent libre. C’est aussi la période du mois de septembre, où il fait encore chaud et que l’on peut profiter d’admirer la nature avec les prémices de l’automne. C’est le moment où l’on peut rêver d’une existence paradisiaque. Ce sont ces petits moments d’extase qui nous aident à continuer notre chemin.


L’œuvre de la contemplation qui conduit à la transe, c’est d’abord le fait d’observer le phénomène de la vie en fermant les yeux et en se sentant observé. On est alors comme une montagne qui permet de voir au loin lorsqu’on la gravit et qui est elle-même vue de loin.
Comprenant cela, celui qui contemple vers le haut la loi du ciel et vers le bas les coutumes du peuple et qui constitue, grâce à son exemple une influence pour les autres, aura la chance de développer son don personnel.


Dans la plupart des rites transmis depuis l’antiquité, les humains ont pris l’habitude d’observer les formes extérieures et matérielles de ces pratiques pourtant destinée à tisser un lien avec l’invisible.


L’intervalle qui existait autrefois entre l’ablution et l’offrande dans les rites traditionnels, était le moment de suprême recueillement intérieur.


Grâce aux quatre vents, les coutumes du monde parviennent à nous et nous pouvons nous en inspirer pour les développer à notre façon et ensuite les enseigner à d’autres. C’est ainsi que la roue tourne et que l’être humain évolue.


L’œuvre de la contemplation qui permet l’extase de la transe, n’est pas sans conséquence. Celui qui s’engage dans ce chemin, doit savoir qu’il va devenir responsable de son karma. Ce genre de pratique engendre le phénomène de la maturité. On grandit, donc on devient adulte, responsable et conscient.


Il est important de comprendre que l’expérience personnelle qui découle de la méditation est en quelque sorte comme le fait de voir à travers la fente d’une porte. On voit de l’intérieur vers l’extérieur de façon subjectivement limitée et il est donc primordial de comprendre que cette vision ne doit pas être imposée à d’autres, mais uniquement un moyen de partage et d’échange.


Tout ceci nous amène à la découverte de la vérité intérieure. Comme le vent qui souffle sur le lac et qui meut la surface de l’eau, les effets du monde invisible sont perceptibles et cela crée la foi. 


Pour inviter ces autres êtres humains qui peuvent parfois paraître hermétiques à la spiritualité, il suffit d’abord d’éliminer nos propres préjugés envers ces personnes. Cela permet d’être plus proche de l’interlocuteur et d’emprunter la porte ouverte pour agir avec l’influence de l’intérieur.


Un jugement empreint de sympathie n’est pas de la faiblesse, mais la mise en avant d’une clarté supérieure. Il est impossible de pénétrer dans le temple de son propre cœur, sans avoir au préalable pardonné à toutes et à tous. C’est une règle fondamentale universelle. C’est à partir de là que la route s’ouvre et que l’extase est possible.

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