Deux cerveaux

Le deuxième cerveau

On pourrait dire qu’il a trois cerveaux avec la tête, le cœur et les tripes, car les neurones cardiaques et intestinaux sont nécessaire au fonctionnement du cerveau.
 

Les cinq organes que sont le foie, le cœur, la rate, les poumons et les reins, sont en quelque sorte le deuxième cerveau, car en effet le cerveau ne semble être qu’une interface comme l’écran d’un ordinateur, dont le ventre sera la tour où se trouvent le microprocesseur et les cartes mères, mémoires, etc.
 

Chaque organe représente ainsi une ou plusieurs racines de la psyché.
 

Les grecs disaient que l’on pense avec la panse et que chaque organe a sa divinité qui l’habite. Ces idées semblent venir de l’Egypte antique et aurait aussi un rapport avec la momification, car les organes vitaux étaient considérés comme des lieux d’habitats d’entités qui animent le corps.
 

D’abord, il y a le Shen (souffle-esprit) du cœur qui est l’entité souveraine des cinq organes, représentant la divinité en soi ou l’ego. C’est la force qui anime le sensible ; un principe vital supérieur ; la quintessence de l’énergie vitale. C’est l’esprit, animateur de la forme corporelle. Pour la religion c’est Dieu ; la divinité ; le génie ; ou ce qui est divin. C’est le Saint, ou le sacré. C’est ce qui est impérial. C’est l’esprit divin, ou esprit du Ciel : le maître des Dix mille êtres de l’univers, origine du couple ciel-terre par lequel il engendre toute chose. Shen, c’est les ancêtres défunts. Ce sont les puissances surnaturelles, hiérarchisées autour du Souverain du Ciel, où elles demeurent. C’est l’animation céleste descendant dans les êtres. Ce sont les divinités, l’animation céleste contrôlant les divers phénomènes de l’être humain (les parties de son corps, les viscères) : par excellence, elles emplissent le cœur, elles sont alors présence du ciel en l’homme et lui procurent la lumière. C’est la puissance spirituelle du cœur. C’est aussi l’un des trois trésors, avec les essences et les souffles qì. 
En taoïsme c’est l’âme d’une personne qui a acquis l’immortalité. C’est la vitalité que l’on perçoit dans le regard; entrain ; l’énergie ; l’intelligent ; le perspicace. À l’esprit vif. 

La mine ; l’air (du visage). Fier; content de soi. Se rengorger. Absorbé (par ce que l’on voit ou entend). L’esprit gardien des portes, qui, empêche les mauvais génies d’entrer.
 

Le Cœur étant le souverain, il a besoin de ministres pour gouverner. Les poumons sont comme une voûte protectrice au dessus du cœur et les entités (sept Po) qui y siègent, sont les parties terrestres de l’âme (souffles opaques). Ce sont les sept ministres du royaume. Les émotions, les sentiments et une partie des instincts sont directement soumis à ce ministère.

Les sept Po s’incarnent à la conception. Ils sont transmis par le père et ils retourneront à la terre mère après l’ensevelissement, pour autant que les circonstances de la mort soient naturelles et que les funérailles soient administrées par un rituel, sinon ces âmes terrestres deviendront des fantômes.


Le corps est principalement nourrir par l’air, puisque nous absorbons 1,29 gramme d’air par respiration et que cela totalise dix kilos à la fin de la journée. Ceci correspond à une respiration normale, ce qui veut dire qu’un sortir va inhaler jusqu’à 40 kilos d’air par jour. L’air ne contient pas que de l’oxygène, il y a les métaux précieux comme le nickel, par exemple, qui nourrit le corps. Cet échange de nourriture est plus rapide que celle qui passe par la bouche et c’est justement là qu’est l’importance de l’art des exercices respiratoires, permettant de transmuter et d’obtenir une meilleur santé et longévité.
 

A la droite, se trouve le foie qui est le quartier général des armées. Les trois généraux sont les huns qui sont en charge de gérer les colères, le vent (souffle vital interne) et l’imagination. Les hun sont les âmes ou esprits célestes. Le ling hun est le plus haut gradé des trois généraux et par la sublimation (alchimie interne) et les rêves il pourra accéder un jour au trône d’empereur Shen, pour autant que la personne fasse un travail qui peut prendre plusieurs vies.

Le ling hun du foie doit être réuni aux Po des poumons lors des funérailles par un prêtre et selon les règles de la géomancie (feng shui) pour que ce ling hun (immortel) puisse se réincarner ou se positionner comme protecteur d’une famille (esprit ethnocentrique) et que les Po puissent retourner à la terre. Lorsque le corps sera complètement absorbé par la terre, les Po seront totalement dissolus.


Les trois hun du foie s’incarnent au moment de la naissance avec le premier souffle.
 

A gauche, le conseiller du souverain c’est le Yi de la rate. C’est l’intellect, la pensée, l’intention et avant tout le mental.

Les reins sont les arrières que l’on assure. L’entité Zhi signifie « vouloir vivre ». Il s’agit de la mémoire, de l’eau, du froid. Les reins sont les financiers du royaume. Lorsque le Zhi des reins est épuisé, la batterie de vie se vide et c’est la mort.


Donc, en résumé il y a 7 po + 3 hun + 1 shen + 1 yi + 1 zhi = 13 souffles vitaux, dont seul le ling hun est immortel.


Le foie est l’organe de l’entité hun qui procure la vue. L’observateur est le même dans la vie, dans les rêves et dans la mort. Les yeux sont les organes de la vue et leur taille est la même de la naissance à la mort. Le foie est le seul des cinq organes qui se régénère (l’immortel).
 

Il y a treize êtres en nous, mais un seul est immortel. Un élu pour douze disciples.
Les treize portes fidèles de la vie et de la mort sont les orifices qui sont au nombre de sept dans la tête, deux en bas et les quatre membres. Le souffle vital emprunte ces portes pour sortir dans la vie et entrer dans la mort. Avec les pieds on absorbe l’électromagnétisme de la terre et avec les mains on peut capter l’énergie du ciel. Les yeux participent directement à la création ; nous sommes faits d’yeux. Les oreilles participent à la transmutation ; l’écoute attentive modifie l’énergie ancestrale et répare les erreurs transmises depuis des générations. L’odorat dont les deux narines sont les orifices associés aux ministres du royaume (poumon) est le plus subtil des sens de l’humain, qui est capable de sentir aussi loin qu’un chien, sauf que ce dernier à l’avantage de pouvoir se focaliser sur une seule odeur et de la suivre, ce qui n’est pas le cas de l’humain. Le goût est le plus difficile des sens à maîtriser et la bouche nourrit l’être dans les deux sens, c’est-à-dire par l’administration de la nourriture pour le corps et par les paroles qui en sortent pour l’esprit. 


Le toucher est associé au cœur et le tact est forcément une attitude de cœur.
 



La fontanelle et le périnée sont l’axe de la porte d’entrée et de sortie de la vie que sont les ondes électromagnétiques du ciel et de la terre, c’est pour cela qu’il faut les aligner. Le ciel nourrit l’être de son souffle par la fontanelle qui est le centre du rythme universel. La fontanelle est comme une peau de tambour à la naissance, puis elle se raidit et l’être a de plus en plus de peine à sentir la vibration céleste.

Par la contraction du périnée, les souffles de la terre peuvent être dirigés vers le ciel et faire monter l’énergie vitale (Caducée, Kundalini, etc.)


Comme ce sont les poumons qui gèrent les âmes terrestres, le fait de contracter le périnée à l’inspiration, va automatiquement mettre en marche le moteur énergétique et nourrir le cerveau crânien.



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